Alors que le Premier ministre est attendu au sénat le 20 mars prochain, un groupe de 70 députés demandent au bureau de la chambre basse, d’interpeller le gouvernement de Jean-Henry Céant, le lundi 18 mars 2019. Dans une correspondance adressée jeudi au Président de la chambre, le député Gary Bodeau, les signataires appellent le bureau à prendre toutes les mesures nécessaires, en vue d’organiser cette séance à la date sus-mentionnée.

Dans la correspondance, les députés interpellateurs énumèrent un ensemble de motifs, pour justifier leur démarche. Ces parlementaires citent notamment, le non-respect de la politique générale de Jean-Henry Céant, la dégradation de la situation socioéconomique et politique du pays, l’insécurité ainsi que l’absence de budget.

Aussi, les 70 députés dénoncent les initiatives du gouvernement en matière de justice, qui s’apparentent à des manoeuvres en vue de bloquer le procès Petrocaribe et la nécessaire lutte contre la corruption. Ces parlementaires déplorent également qu’aucune mesures n’a été adoptée pour améliorer les conditions de vie de la population, soutenir la production nationale et mettre le pays sur la voie du développement.

Entretemps, le Sénat de la République fixe déjà une date pour l’interpellation du Premier ministre et deux de ses ministres (Justice et Intérieur). Ses derniers doivent venir s’expliquer entre autres sur le transfert aux Etats-Unis des 7 étrangers, arrêtés en possession d’armes de guerre à Port-au-Prince en février dernier.

Dans un message publié sur son compte twitter le mercredi 13 mars dans la soirée, le Président du Sénat, Carl Murat Cantave annonce que la séance d’interpellation du Premier Ministre se déroulera le 20 mars 2019.