Par Le Figaro avec AFP

Le président haïtien Jovenel Moïse a confirmé aujourd’hui à son poste le premier ministre par intérim Jean-Michel Lapin, qu’il avait nommé il y a moins d’un mois suite à une motion de censure des députés contre le précédent gouvernement.

Précédemment ministre de la Culture, Jean-Michel Lapin est le troisième chef du gouvernement de l’administration Moïse, qui dirige le pays de la Caraïbe depuis deux ans. Le chef de l’Etat a annoncé la nouvelle sur Twitter et doit l’officialiser dans la journée par un arrêté présidentiel. A la mi-février, la Chambre des députés avait voté le départ du gouvernement dirigé par Jean-Henry Céant, fragilisé par de récentes manifestations qui avaient fait plusieurs morts. En février, des milliers de Haïtiens ont manifesté, parfois violemment, à travers le pays pour exiger de meilleures conditions de vie et le départ du chef de l’Etat.

Le nouveau gouvernement que Jean-Michel Lapin doit composer avec le président, et qui doit ensuite être approuvé par les deux chambres du parlement, devra faire face à de nombreux problèmes comme la cherté de la vie et l’insécurité qui gangrène la capitale, en proie aux luttes entre gangs armés.

L’installation d’un nouveau gouvernement est un pré-requis du Fond monétaire international pour le décaissement d’une première tranche d’aide dans le cadre du prêt de 299 millions de dollars octroyé à Haïti pour les trois années à venir. Haïti a atteint en 2018 un déficit record de 24 milliards de gourdes (près de 290 millions de dollars), alors que son budget national, le plus faible de la région caraïbe, s’élevait à 155 milliards de gourdes (1,8 milliards de dollars).