Message du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres (2018)

La corruption touche tous les pays, riches et pauvres, du Nord et du Sud.

Elle porte atteinte aux valeurs de l’Organisation des Nations Unies.

Elle prive la société d’écoles, d’hôpitaux et d’autres services essentiels, décourage les investissements étrangers et dépossède les nations de leurs ressources naturelles.

Elle sape l’état de droit et favorise les crimes tels que la traite d’êtres humains et le trafic d’armes et de drogue.

La fraude fiscale, le blanchiment d’argent et autres flux financiers illicites détournent des ressources indispensables au développement durable.

D’après le Forum économique mondial, le coût de la corruption s’élève à au moins 2 600 milliards de dollars, soit 5 % du produit intérieur brut mondial.

Selon la Banque mondiale, les entreprises et les particuliers versent plus de 1 000 milliards de dollars de pots-de-vin chaque année.

La corruption engendre la corruption et favorise l’impunité, qui ronge la société.

La Convention des Nations Unies contre la corruption est l’un des principaux instruments dont nous disposons pour lutter contre ce fléau.

L’objectif de développement durable no 16 et les cibles qui y sont associées nous offrent également un cadre d’action.

Grâce au mécanisme d’évaluation par les pairs créé en application de la Convention, nous pouvons ensemble poser les fondements de la confiance et de l’application du principe de responsabilité. Nous pouvons informer les citoyens et leur donner les moyens d’agir, favoriser la transparence et renforcer la coopération internationale au service du recouvrement des avoirs volés.

Pour les millions de personnes qui se sont rendues aux urnes cette année partout dans le monde, la lutte contre la corruption était au premier rang des priorités. À l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre la corruption, mobilisons-nous pour l’intégrité.

orruption Day, let us take a stand for integrity.

António Guterres